Comment entrer en action avec confiance, estime et affirmation de soi ?

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Comment entrer en action avec confiance, estime et affirmation de soi

Comment construire son équilibre mental pour favoriser l’action en harmonie avec soi-même et les autres

L’acceptation dans nos relations aux autres

Entrée en matière: Les règles de la relation à autrui

Nous sommes, constamment en relation avec autrui : famille, amis, collègues mais aussi avec des inconnus. Comment vivons-nous ces différentes relations à l’autre, Ce que nous donnons ou ce que nous recevons, s’agit-il d’un acte inconditionnel? Autrement dit recevons-nous volontiers ce qui est offert (y consentons-nous totalement?) et quand il s’agit de donner, le faisons-nous sans conditions? Si nous considérons différentes situations qui peuvent induire mécaniquement une acceptation conditionnelle de l’autre que sont la classe, le rang, l’état, la position, l’idée que nous avons de nous-même, la destinée ou le sort: de quels moyens de défense disposons-nous (si au sein d’un groupe d’amis se trouve une personne qui ne communique avec les autres qu’avec des si et seulement si, ie qu’au conditionnel, au risque de nuire à tout un chacun du groupe en créant par exemple un sentiment d‘infériorité chez l‘autre ou la peur ou bien encore la haine)? Face à une relation conditionnelle Comment établir une communication équilibrée ie dès lors qu’il y a un commencement d’acceptation?

Qu’est-ce en somme qu’une relation? Il s’agit d’un rapport qui lie au minimum deux objets, individus ou personnes. Et qu’est-ce qu’un rapport? Une relation entre individus que nous pouvons quantifier comme étant le quotient entre deux grandeur de même espèce. Nous pouvons en effet analyser nos relations comme étant des rapports de forces, puisque chacun a, qui sa tempérance, qui ses compétences ou sa situation sociale. Il peut en résulter, par voix de conséquence, un déséquilibre dans la relation dès lors qu’une des grandeurs, se sent capable de poser des conditions ou se sachant être le plus fort, va chercher à asseoir la relation sur les bases de ses conditions. Ce qui fausse la relation qui doit être traduite comme un échange consentit ie non soumis à conditions et équilibrée.
Et puisque, nous vivons avec les autres et que cette vie communautaire se fait obligatoirement dans et par notre relation à l’autre ie que nous ne pouvons vivre sans communiquer avec ceux qui nous entourent : proches, connaissances, inconnues. La communication étant notre outil de mise en relation, son utilisation doit aussi être libre de toute contrainte venant de l’autre ie d’une autre personne. En effet la relation étant voulue ou de fait (une famille, des frères et sœurs). la communication existe forcement au sein de la famille, même sans mot dire ce qui n‘est pas forcement synonyme de mauvaise communication.
La relation et la communication doivent etre vues comme des actes volontaires iecomme les résultantes de consentements et à priori sans conditions. Il reste à savoir jusqu’à quel point chacun peut prendre et donner sans conditions, formalismes, exigences ou règlements.
Considérons le cas des supporters dans les stades ou après un match de football, rugby, basket-ball , vibrer à l’unisson, avec la même passion pour ceux qu’ils sont venus regarder jouer. De cette passion qui les anime, va naître une communauté de gens, au sein de laquelle aucune différence ne vient en principe altérer l’harmonie: ni le statut social, ni l’état, ni la culture et ni l’origine de la personne. Mais cette union autour d’un sport ne peut exister que lorsque les dits supporters obéissent à certaines règles de vie communes.

À savoir que l’autre est un autre moi, mon semblable venu communier avec son équipe comme nous. À défaut de ne pas soutenir tous la même équipe, naît par conséquent l’obligation d’accepter l’autre ou plus exactement de le reconnaître dans son entièreté ainsi que la légitimité de sa présence dans le stade et en dehors. Il ne s’agit par conséquent pas de faire semblant de reconnaître et de se respecter mutuellement mais bien de faire preuve d’ouverture d’esprit afin que cette passion soit positive. Ces principes s’appliquent aussi aux joueurs et arbitres qui doivent de plus s’en tenir aux règles du jeu. Les supporters et les joueurs doivent se tolérer. Qu’est-à dire tolérer? Tolérer autrui, c’est vivre avec mais sans en souffrir ie sans que cette présence puisse vous apparaître comme si on vous amputait de quelque chose, de « votre » espace, de vos capacités, de vos droits…C’est ainsi que les supporters et équipes saurons communier véritablement et que la passion qui les anime prendra sens.
Accepter ou tolérer l’autre c’est aussi comme nous l’avons vu l’accepter sans restriction. En effet, il ne vient pas à vous dénué d’intérêt (et quant bien même, mais dans la mesure ou nous parlons de richesse matérielle ou intellectuelle mais cela ne signifie pas non plus que la personne est incapable d’assimiler des connaissances telles que les nôtres et d‘être utile là où il se trouve. Par conséquent autrui ne peut être dénué de tout ie qu‘il ne peut être vu comme sans intérêt ). Il vient avec ses capacités, ses compétences, sa culture, un cœur , une espérance que nul ne peut connaître s’il n’y a aucune ouverture vers lui. L’autre est donc source de richesses dès lors que ce qu’il représente ie tout ce qui le constitue est reconnu . Dans le cas contraire on l’ampute d’une part de lui-même sans chercher à en connaître les conséquences sur lui et ceux qu’il côtoie.
Il apparaît donc indispensable que nous puissions accepter l’autre afin de devenir meilleur. un nouvel équilibre s’établit dans notre relation à l’autre pour une vie plus harmonieuse, en communauté.

Mais d’ou vient notre difficulté à accepter l’autre?

Découvrir l’autre

Qui est l’autre? Un être doté comme nous d’une raison et d’une conscience qui nous autorise à connaître ce qui se passe en nous, d’affectif, d’intellectuel, de volitif (ce qui est relatif à la volonté). Lui comme nous appartenons à la même espèce, à savoir la race humaine
Nous acceptons plus facilement ce qui existe dans notre sphère, par exemple un style de vie, d’habillement, un milieu dans lequel nous avons grandi. Pour les relations humaines, vous appliquez le même processus. En effet l’autre n’étant pas qui nous sommes et vice versa; nous allons donc préférer nous rapprocher de ceux avec lesquels une identification, avec ce que nous sommes ou représentons, est possible. C’est un moyen de se rassurer, de se sécuriser. En effet celui qui me ressemble peut me renvoyer une vision positive de ma personne. Mais dès lors qu’il ne vous est plus semblable, notamment en ce qui concerne sa culture, sa race, son style de vie ou sa situation sociale, nous le percevons comme une possible menace; puisqu’il ne pourra pas nous rassurer d’emblée sur ce que nous sommes et pour cause nous n’avons à priori rien en commun (sauf l’appartenance à la même espèce). Autrement dit la présence de l’autre dans notre existence interpelle notre conscience qui face à l’inconnu peut se sentir affaibli. Il n’y a en effet aucun repère entre nous et l’autre, pour ce qui est de communiquer de se percevoir positivement dans son regard ou attitude:

La crainte du danger est mille fois plus terrifiante que le danger présent – Daniel Defoe – Robinson Crusoé

Il faut donc inverser la règle qui veut que Ceux qui se ressemblent s’assemblent (Homère – Poète épique grec)

Comment résoudre cette peur de l’autre?

Tout ce que nous pouvons connaître nous vient de la conscience. Nous devons donc arriver à nous connaître, mais afin de savoir qui nous sommes vraiment, il est indispensable de connaître notre propre conscience. Mais bien que nous soyons conscient dans notre quotidien, il est difficile de se connaître complètement. Cette difficulté se révèle notamment lorsque nous sommes amenés à nous définir ou à nous présenter à l’autre. Dans de tels cas de figures, que faisons-nous? Nous inclinons notre identité, notre âge et en fonction de l’auditoire d’autres informations seront données, comme notre activité professionnelle, nos loisirs…Nous sommes en quelque sorte une somme d’informations qui sont dévoilées en fonction de la personne que nous avons en face de nous, avec un vocabulaire variable ce qui indique une certaine imprécision dans la connaissance que nous avons de nous-même.
Ainsi, si nous comparions la définition ou la connaissance que nous avons de notre perception du monde extérieur à celle que avons de nous même, il apparaîtra clairement que nous connaissons d’avantage ce qui nous est extérieur. Effectivement, nous savons tout définir: une table, une chaise, un lieu, enfin nous sommes capable de donner une définition ou une description exacte de tout ce qui nous entoure, nous évoluons dans un univers dit objectif, il en résulte que la connaissance de cet univers ne peut être que précis. Qu’est-ce à dire? Plus nous allons vers notre être intérieur et plus nous quittons le monde de l’objectivité pour entrer dans celui de la subjectivité. Cette subjectivité de la conscience nous l’ignorons ie qu’elle n’est pas notre interrogation première, dans notre relation à autrui; bien qu’il puisse nous arriver de nous poser la question sur notre degré d’objectivité (avons-nous raison, est-ce juste oubien encore est-ce bien…?) dans certaines situations. Afin de connaître cette subjectivité une analyse des mécanismes de la pensée, ainsi que tout ce qui participe à notre « formatage » (la Foi, la culture, les goûts…) doivent être étudiés afin de déterminer leur degré d’interaction avec la conscience. En effet, ces différents éléments participent plus ou moins à notre développement moral, intellectuel et culturel.
Ainsi, Socrate dit «connais-toi toi même» autrement dit nous devons chercher à nous connaître car lorsque la connnaissance de soi est insuffisante cela impacte sur notre vision du monde réel qui est faussée. Cette fausse perception du monde va à son tour avoir des conséquences sur notre moi. La conscience de soi est donc lié à notre conscience du monde.

Conscience ! Conscience ! Instinct divin, immortel et céleste voix ; guide assuré d’un être ignorant et borné, mais intelligent et libre ; juge infaillible du bien et du mal, qui rends l’homme semblable à Dieu, c’est toi qui fais l’excellence de sa nature et la moralité de ses actions ; sans toi je ne sens rien en moi qui m’élève au-dessus des bêtes, que le triste privilège de m’égarer d’erreurs en erreurs à l’aide d’un entendement sans règle et d’une raison sans principe – Émile, Livre IV

le savoir revenant sur lui-même et prenant pour centre la personne humaine elle-même, qui se met en demeure de décider et de se juger. Ce mouvement intérieur est dans toute pensée ; car celui qui ne se dit pas finalement : « que dois-je penser ? » ne peut pas être dit penseur. La conscience est toujours implicitement morale ; et l’immoralité consiste toujours à ne point vouloir penser qu’on pense, et à ajourner le jugement intérieur. On nomme bien inconscients ceux qui ne se posent aucune question d’eux-mêmes à eux-mêmes – Alain, Les Arts et les Dieux

De quoi avons-nous conscience principalement?
Notre conscience est une conscience tournée vers le monde extérieur ie vers tout ce qui est en dehors de nous. Ce qui ne signifie pas qu’il n’y a pas assez d’introspection : elle n’est pas approfondie et continue. Par ailleurs un tel apprentissage de soi nécessiterait beaucoup trop de temps et rendrait irréalisable ce pour quoi/qui nous sommes. Il apparaît de ce constat que l’Homme est néanmoins suffisamment conscient de ce qu’il est pour pouvoir se tourner résolument vers ce qui est autre que lui. Ce comportement n’est pas sans l’enrichir dans sa quête de soi dès lors qu’il ne voit pas le monde extérieur et en particulier autrui comme un danger. H.Bergson va dans ce sens en disant qu’« une certaine ignorance de soi est peut-être utile à un être qui doit s’extérioriser pour agir ». A défaut une introspection approfondie est nécéssaire et elle doit être reliée à une interrogation de même nature, sur l’autre que moi.

En partant du postulat que l’Homme doit connaître son soi intérieur, qu’en lui-même il est duel; et que celui qui lui est autre est son semblable mais aussi le tout autre que lui ( Pierre ou Paul mais pas mon autre moi! Cette dualité existe dans chaque relation humaine); une question se pose alors comment cohabiter et communiquer avec l’autre; comment l‘appréhender ou le canaliser s’il nous apparaît comme un danger?
Comment pallier aux conséquences de cette dualité? En effet, ce dualisme ne nous aide pas d’empblée dans notre connaissance de soi ni de l’autre. C’est un état de fait. Reconnaître cette dualité implique ensuite un travail sur soi pour mieux se connaitre ainsi que l’autre.

Pourquoi il nous est difficile de dire qui nous sommes, de nous définir par exemple face à une assemblée. Et cela est du à quoi sinon à un manque de confiance ou d’affirmation de soi. Aussi, nous devons arriver à mieux nous connaître afin que puisse naître en nous l’estime, la confiance et l’affirmation de soi. Ces trois éléments étant indispensables à l’Homme dans sa vie propre mais surtout dans sa relation avec le monde extérieur. Sans eux, l’individu est en danger face au monde extérieur mais aussi face à lui-même.

De l’acceptation, de la confiance et de l‘affirmation de soi à l’estime de soi

Nous pouvons dire que la confiance en soi ou l’affirmation de soi participent à la manifestation de l’estime de soi. Elle naît dans l’action. Ce sont nos capacités, nos compétences qui sont à l’origine de ce sentiment. Ainsi sans savoir faire on peut se sentir démuni devant un acte à accomplir ou ne pas supporter les critiques ni l’échec dans ce dernier cas il sera plus difficile de se relever. Tandis qu’en ayant confiance en soi, nous avons une force qui nous pousse à agir et toute action que nous menons accroît cette confiance et vivifie l’estime de soi, qui par le mécanisme d’un cercle vertueux va à son tour venir alimenter cette même confiance. Nous devenons ainsi apte à agir par nous même sans crainte puisque renforcé dans ce que nous sommes et pleinement conscient de notre valeur.

La notion de valeur
Mais l’estime de soi fait appel à la notion de valeur. Il s’agit d’une évaluation que nous portons sur nous. Autrement dit nous avons conscience de ce que nous représentons en termes de valeur. Cette valeur nous la déterminons par l’auto-analyse/critique (positive). Et comme cette estime de soi est fonction de notre capacité à agir et l’action nous indiquant notre degré d’ambition ou nos objectifs de vie, de réussite, il en résulte que ce sentiment s’accroît avec la réalisation de nos objectifs. Et l’action nécessitant une certaine confiance en soi, ce sentiment participe donc à la formation et au développement de l’estime que nous portons sur notre être ie sur ce que nous sommes.
En définitive, l’estime de soi est un sentiment positif qui traduit l’absence de détestement de soi. C’est aussi la conscience que nous avons d’être aimé d’autrui. Mais ce sentiment ne peut naître sans la confiance en soi qui autorise l’action de réalisation de buts successifs afin d’atteindre son objectif de vie.

l’assertivité ou résilience ou la recherche de l’équilibre psychique

Il est donc vrai de dire que ce sentiment d’estime de soi est nécessaire à notre développement personnel et social, notre psychisme, notre santé, notre capacité de résistance à l’adversité ie que nous devons être à même de surmonter les risques que nous prenons, vaincre les dangers de la vie grâce à la combinaison de l’affirmation et à l’estime de soi mais aussi par l’expérience: c’est la résilience. Enfin l’autonomie apparaît avec ces sentiments. Est-ce à dire que nous devons nous vouer un véritable culte dans le but d’atteindre nos objectifs? La réponse est évidemment non. Puisqu‘avec une telle attitude on se met dans une situation de perpétuelle compétition; avec comme risque de tomber dans l‘arrogance, la haine, le mépris ou devenir amer si l’estime de soi est faussée (une haute vision de soi par exemple) ou si on oubli que l‘estime de soi signifie arriver à vivre avec les autres et non à les toiser ou rejeter! Nous avons à nous dompter intérieurement afin de gagner la plus grande victoire ie la victoire sur soi comme la qualifie Platon. En d’autres termes, « le plus haut degré de la science humaine est de savoir plier son caractère aux circonstances et se faire un intérieur calme en dépit des orages extérieurs » (Daniel Defoe – Robinson Crusoé).

Construire l’estime de soi ou l’asseoir
Mais des moyens de stimulation de la confiance en soi peuvent être appliqués afin de favoriser notre action: nous pouvons par exemple nous dire avec conviction que nous sommes capable de réaliser telle ou telle action puis nous donner les moyens d’y parvenir.
Cette première action réussie (sinon on recommence) va agir sur l’estime que nous avons de nous-même ce qui va stimuler notre confiance pour de nouvelles actions. Nous devenons donc de cette manière plus confiant, plus serein pour réaliser nos objectifs. Comme un corps physique résiste à la pression, nous devons pouvoir retomber sur nos deux pieds quelque soit l’adversité ou le danger que nous affrontons. C’est l’assertivité ou résilience, qui consiste à avoir un psychisme équilibré afin de pouvoir agir avec confiance, calme, d’être entreprenant si nécessaire mais aussi d’avoir le sens empathique afin de ne pas être atteint par le jugement des autres.
Le but de l’estime de soi vise par conséquent à réussir notre relation avec le monde extérieur, il ne s’agit pas de s’aimer sans que cet amour soit productif. En effet nous ne vivons pas uniquement pour soi mais bien plus pour les autres aussi nous ne recevrons de l’amour en retour que lorsque nos actes trouverons grâce aux yeux de nos semblables. Ces actes doivent donc être positifs.
Et ce sont l’estime de soi, l’affirmation de soi ie notre degré d’ambition et la confiance en soi sont nos moyens pour parvenir à une reconnaissance sociale et à l’asseoir.

Nos schémas relationnels

Nous avons déjà vu que l’estime de soi ou l’amour propre est une valeur qu’on se donne, tant au niveau personnel que relationnel. Cette estimation est fonction de nos schémas relationnels qui induisent un sentiment d’acceptation ou de rejet (une boite de nuit ultra branchée nous ferme sa porte), un sentiment d’approbation ou de désapprobation (nous avons un style vestimentaire qui rend les parents furieux tous les matins). Elle est aussi fonction de notre niveau d’ambition. Quoi qu’il en soit, l’amour propre est une force tranquille qui doit nous donner de dépasser nos faiblesses, nos échecs, nos imperfections, les critiques afin de toujours aller de l’avant.
L’estime de soi prend forme dès l’enfance et évolue tout au long de nos interactions avec les tiers. C’est un sentiment dynamique de par l’autocritique constructive (ie qu’elle doit aider à évoluer positivement, il ne s’agit pas de mutiler son psychisme) et la capacité à entendre un jugement ie à être empathique. Par ces deux actions le risque de surestimation ou de sous estimation est ainsi canalisé et par conséquent leurs effets, à savoir l’égocentrisme, mégalomanie ou trop de sensibilité.
L’acceptation de soi ou amour propre ou encore l’estime de soi doit nous ouvrir une porte sur le monde extérieur et nous devons passer cette porte afin d’entrer en relation avec les autres ie vivre avec eux et au milieu d’eux. C’est un rendez-vous à laquelle on ne peut échapper. Par ailleurs, « il n’y a pas de hasards, il n’y a que des rendez-vous » (Paul Eluard). En d’autres termes, nous devons être prêt pour toute intéraction avec le monde extérieur. Notre relation aux autres prends sens dès lors que nous travaillons à notre équilibre psychique. Cet équilibre commence avec l’amour propre qui nous donne la force de chercher à nous affirmer, par la réalisation de nos ambitions. De nos actes successifs de réalisation de notre projet va naître l’estime des autres pour nous et de cet estime va naître une relation vraie avec les autres. Mais pour ce faire:

Qui sommes-nous: par l’introspection et l’empathie
Nous devons savoir qui nous sommes, quelles sont nos capacités, nos compétences, nos faiblesses ou nos limites. Comment? En entrant en communication avec soi-même de manière silencieuse ou écrite. Prendre conscience de ce que nous sommes, Pourquoi? Afin que sans être obligeant ie sans se renier, nous puissions mieux estimer qui nous sommes. De cet amour propre doit résulter un comportement honnête vis-à-vis des autres, notamment nos sentiments ou nos émotions ne doivent pas être feints dans vos relations humaines (est-ce que feindre est imaginable avec ou dans le règne animal?). Autrement dit de ce besoin d’affirmation doit faire transparaître qui nous sommes, il s’agit là d’un risque que nous devons assumer. Ce que ne fait pas un stipendiaire (étant à la solde d‘autrui il ne doit pas trop s’inquiéter de son amour propre). Enfin nous devons faire preuve d’empathie ie nous devons pouvoir écouter l’avis des autres ou leurs jugements sur nous ou nos actes et demander aussi leur intervention (parents, amis…) dans nos réalisations (conseils, avis…)

Entrer en action et en harmonie avec soi-même, les autres et l’univers

Dès lors que ses bases sont établies, nous devons entrer en action. Notre amour propre ainsi que notre besoin d’affirmation de soi, par la réalisation de nos projets, nous commandent de nous lever et d’agir ie de réaliser dans l’action, et non dans l’imaginaire, nos objectifs, nos ambitions. Mais puisque agir est un risque, nous devons accepter, au préalable, l’idée d’échec afin de ne pas se résigner à l’immobilisme ou à l’absence de soutien. Il est par conséquent indispensable aussi de ne pas intérioriser le discours de nos aînés mais d’avoir une autocritique qui débouche sur des solutions conduisant à l’action.

Quiconque veut se réaliser doit intégrer ce schéma, pour avancer en connaissance de causes. Mais cela doit s’accompagner d’un effort continu sur l’évaluation de l’estime de soi, des objectifs à réaliser et de la volonté à s’affirmer. Nous devons travailler, travailler encore et encore à connaître en conscience notre moi intérieur; afin de pouvoir vivre avec celui qui nous est semblable mais fondamentalement un tout autre que qui nous sommes ie notre inconscient ou subconscient. Pour DESCARTES met en avant le moi:

Ce moi, c’est-à-dire l’âme par laquelle je suis ce que je suis est entièrement distincte du corps et même qu’elle est plus aisée à connaitre que lui – René DESCARTES

Et par ce moi j’existe:

Cogito, ego sum (je pense, donc je suis ) – René DESCARTES

Mais il y a en moi un autre moi:

La conscience est un être pour lequel il est dans son être question de son être en tant que cet être implique un être autre que lui – Jean-Paul SARTRE

Comment entrer en harmonie avec soi-même, les autres et tout ce qui nous englobe (l’univers)?
Le subconscient ou l’inconscient est un autre nous-même, mais nous savons ou ignorons qui il est, qu’il est nous. Quoi qu’il en soit, il est là présent en nous tel un veilleur qui n’attend que notre appel à l’aide! En effet c’est au fond de notre subconscient que nous rencontrerons la vérité infinie sur nous, l’autre et l’univers. Il s’agit d’une richesse sans fin autrement dit de tout ce qui est nécessaire à notre vie et infiniment plus. Nous devons donc tendre vers cet infini afin qu’il nous aide &agrave donner vie à notre véritable potentiel. Par notre subconscient nous accédons au savoir véritable dès lors que nous sommes réceptifs et l’aspect subjectif du moi conscient rejoint l’aspect objectif, vrai du subconscient pour une vie harmonieuse avec soi-même et avec les autres.

Se connaître aussi afin d’apprendre à s’estimer, cette estimation aura la valeur de ce à quoi nous aspirons ou notre degré d’ambition. Nous devons être sur de nos compétences afin que la réalisation de nos ambitions soit effective; car c’est de cette réalisation que naîtra un autre amour: celui du tout autre pour nous. Ce qui peut se traduire par l’admiration, l’encouragement à continuer sur notre lancée ou le fanatisme dont ont devra peut être se protéger… Cet estime de nos semblables est un stimuli pour notre amour propre mais aussi pour notre besoin d’actions ie notre besoin de réalisation. Il nous remet en action. Mais nous devons garder en esprit que toute action a son niveau de risque et l’acceptation de ce risque implique l’acceptation d’une probabilité d’échec. Et qu’en cas d’échec nous devons réagir positivement ie nous remettre en action après avoir analysé et tiré les conclusions qui s’imposent sur l’action précédente. Mais assimilons donc l’idée que « la victoire aime l’effort » (Catulle) et que « l’existence toute entière est un combat; la vie c’est de la victoire qui dure » (Roger Martin du Gard – le goût de vivre).

Mélanie

Mélanie OUEDRAOGO

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